Burn-out : se reposer ne suffit pas toujours à récupérer

Quand vous êtes en burn-out, tout le monde vous dit de vous reposer.

Votre médecin vous arrête. Vos proches vous invitent à ralentir. Vous réduisez vos activités, vous essayez de dormir davantage…

Et pourtant, quelques semaines ou quelques mois plus tard, vous pouvez être toujours aussi épuisé.

Alors forcément, une question finit par apparaître :

Pourquoi est-ce que je ne récupère pas alors que je me repose ?

Peut-être parce que s’arrêter et récupérer ne sont pas exactement la même chose.

Être arrêté ne signifie pas forcément récupérer

Quand votre téléphone n’a plus que 20 % de batterie, vous ne le posez pas sur une table en attendant qu’il se recharge.

Vous le branchez.

Pourtant, face au burn-out, on compte beaucoup sur le temps et la diminution des activités.

Et bien sûr que l’arrêt peut être nécessaire. Bien sûr que le corps a besoin de temps.

Mais vous pouvez ne plus travailler et continuer à penser au travail. Rester sur votre canapé en culpabilisant. Dormir longtemps sans vous réveiller reposé. Passer vos journées à repenser à ce qui s’est passé ou à anticiper la reprise.

Votre activité s’est arrêtée. Votre organisme, lui, n’a pas forcément débranché.

C’est là toute la différence entre être inactif et récupérer.

Le temps passe. Il ne vous apprend pas à vous reposer

Si vous avez passé des années à anticiper, contrôler, prendre sur vous, répondre aux besoins des autres ou continuer malgré la fatigue, ces mécanismes ne disparaissent pas nécessairement le jour où votre médecin vous arrête.

Votre cerveau peut continuer à tourner en boucle.

Votre corps peut rester en tension.

Vos émotions peuvent rester en surchauffe ou, au contraire, comme anesthésiées.

Et vous pouvez alors passer énormément de temps « au repos » sans réellement vous sentir ressourcé.

C’est pourquoi la question intéressante n’est pas seulement :

« Depuis combien de temps suis-je arrêté ? »

Mais aussi :

« Qu’est-ce qui, pendant ce temps, me permet réellement de récupérer ? »

Se reposer peut avoir besoin de se réapprendre

Il ne s’agit surtout pas de remplacer l’injonction « reposez-vous » par une nouvelle injonction :

« Faites davantage pour sortir de votre burn-out. »

Ce serait assez paradoxal.

L’objectif est plutôt de retrouver progressivement ce qui permet au corps et au mental de relâcher la pression.

Cela peut passer par différentes pratiques physiques, mentales ou émotionnelles : respiration, mouvement, attention portée aux sensations, activités réellement ressourçantes…

Pas pour « guérir le burn-out » avec une technique miracle.

Mais pour aider progressivement l’organisme à retrouver des moments pendant lesquels il ne reste pas constamment mobilisé.

Car ce qui ressource une personne ne ressource pas nécessairement une autre.

La vraie question devient alors :

Qu’est-ce qui crée, chez moi, les conditions favorables à la récupération ?

Récupérer pour pouvoir ensuite reconstruire

Retrouver de l’énergie n’est pas la fin du chemin.

C’est ce qui permet progressivement de retrouver suffisamment de disponibilité pour comprendre ce qui s’est passé, identifier ce qui doit changer et réfléchir à la suite.

Parce que l’objectif n’est pas forcément de reprendre votre vie exactement là où vous l’avez laissée.

Il peut être de construire des conditions de vie plus compatibles avec vos besoins, vos valeurs et vos priorités.

C’est aussi la logique de mon accompagnement :

Comprendre les causes et les mécanismes encore actifs aujourd’hui.

Désactiver progressivement ce qui entretient l’épuisement et retrouver une capacité de récupération.

Reconstruire, lorsque l’énergie est de nouveau disponible, des conditions favorables à la vie à laquelle vous aspirez.

Mon approche n’est ni médicale ni paramédicale. Elle intervient en complément du suivi assuré par les professionnels de santé et ne le remplace pas.

L’accompagnement commence par une séance de 90 minutes permettant de faire un état des lieux. Nous décidons ensuite ensemble s’il est pertinent de poursuivre, puis nous avançons séance après séance, en fonction de votre évolution et de votre rythme.

Parce qu’avant de vous demander combien de temps votre burn-out va encore durer, il y a peut-être une autre question à vous poser : est-ce que, pendant tout ce temps, vous récupérez réellement ?

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