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  • Burn-out : et si faire le point commençait par se poser les bonnes questions ?

    Lorsqu’on traverse un burn-out, certaines questions reviennent souvent.

    Combien de temps cela va-t-il durer ? Quand vais-je retrouver mon énergie ? Est-ce normal de me sentir encore comme ça ? Quand pourrai-je reprendre ?

    Mais d’autres questions, parfois beaucoup plus simples, ne viennent pas forcément spontanément.

    Comment est-ce que je dors réellement en ce moment ? À quels moments mon corps se tend-il ? Qu’est-ce qui déclenche encore une réaction forte chez moi ? Qu’est-ce que j’arrive à refaire aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui reste difficile ?

    Se poser ces questions ne donne pas immédiatement toutes les réponses. Mais cela peut déjà changer beaucoup de choses.

    Réapprendre à écouter ce qui se passe

    Avant un burn-out, il est fréquent d’avoir appris à composer avec les signaux du corps.

    La fatigue ? On continue.
    Les tensions ? On s’habitue.
    Une mauvaise nuit ? On compensera demain.
    La boule au ventre ? Il faut bien avancer quand même.

    À force, certains signaux deviennent presque ordinaires.

    Et lorsque l’arrêt survient, l’écoute du corps ne revient pas automatiquement.

    Il faut parfois réapprendre à observer ce qui se passe sans chercher immédiatement à le corriger : une tension qui apparaît dans certaines situations, une fatigue particulière après certaines activités, une pensée qui provoque immédiatement une réaction physique…

    C’est souvent ainsi qu’apparaissent les premières prises de conscience.

    « Je n’avais jamais remarqué que ça arrivait surtout lorsque je pensais au travail. »

    Ou, au contraire :

    « Je n’avais pas réalisé que je pouvais de nouveau faire ça sans me sentir épuisé(e) ensuite. »

    Certaines questions sont déjà éclairantes

    Une question dirige notre attention vers quelque chose que nous ne regardions peut-être pas jusque-là.

    Essayer d’y répondre oblige parfois à mettre des mots sur une sensation, une émotion, une inquiétude ou un comportement qui restait assez flou.

    C’est précisément l’objectif de « État des lieux de mon burn-out ».

    Il ne s’agit pas de mesurer ton burn-out, de te donner une note ou de déterminer si tu es « suffisamment rétabli(e) ».

    Il s’agit de prendre une photographie de ce que tu vis aujourd’hui : ton sommeil, ton énergie, ton corps, tes émotions, tes pensées, ton environnement, ce que tu arrives à faire de nouveau et ce qui reste encore compliqué.

    Et parfois, le simple fait de répondre permet déjà de faire des liens que l’on n’avait jamais faits.

    Et après l’état des lieux ?

    Il n’existe pas une seule réponse possible.

    Ton état des lieux peut montrer que beaucoup de choses se remettent progressivement en place et qu’il s’agit surtout de continuer à consolider ce qui fonctionne déjà.

    Il peut faire apparaître un ou deux points qui méritent davantage d’attention. Il peut aussi mettre en évidence une difficulté qu’il serait préférable d’aborder avec ton médecin ou un autre professionnel de santé.

    Tu peux également ressentir le besoin d’échanger avec d’autres personnes qui traversent une période similaire, d’expérimenter quelques outils et de bénéficier d’un espace de soutien.

    Ou découvrir que plusieurs mécanismes s’entremêlent et que tu souhaites être accompagné(e) individuellement pour les comprendre et avancer.

    Il n’y a donc pas de solution prédéterminée derrière ce questionnaire.

    C’est pour cela que je lis personnellement tes réponses.

    Je t’offre ensuite un retour vidéo personnalisé ainsi qu’une feuille de route, pour t’aider à identifier ce qui mérite ton attention et les pistes qui peuvent être pertinentes pour toi aujourd’hui.

    Parce qu’avant de chercher à savoir ce qu’il faudrait faire, il peut être utile de commencer par comprendre où tu en es réellement.

    Faire mon état des lieux

    L’État des lieux de mon burn-out, le retour vidéo personnalisé et la feuille de route sont gratuits.

    👉 [Commencer mon état des lieux]

  • Burn-out : se reposer ne suffit pas toujours à récupérer

    Quand vous êtes en burn-out, tout le monde vous dit de vous reposer.

    Votre médecin vous arrête. Vos proches vous invitent à ralentir. Vous réduisez vos activités, vous essayez de dormir davantage…

    Et pourtant, quelques semaines ou quelques mois plus tard, vous pouvez être toujours aussi épuisé.

    Alors forcément, une question finit par apparaître :

    Pourquoi est-ce que je ne récupère pas alors que je me repose ?

    Peut-être parce que s’arrêter et récupérer ne sont pas exactement la même chose.

    Être arrêté ne signifie pas forcément récupérer

    Quand votre téléphone n’a plus que 20 % de batterie, vous ne le posez pas sur une table en attendant qu’il se recharge.

    Vous le branchez.

    Pourtant, face au burn-out, on compte beaucoup sur le temps et la diminution des activités.

    Et bien sûr que l’arrêt peut être nécessaire. Bien sûr que le corps a besoin de temps.

    Mais vous pouvez ne plus travailler et continuer à penser au travail. Rester sur votre canapé en culpabilisant. Dormir longtemps sans vous réveiller reposé. Passer vos journées à repenser à ce qui s’est passé ou à anticiper la reprise.

    Votre activité s’est arrêtée. Votre organisme, lui, n’a pas forcément débranché.

    C’est là toute la différence entre être inactif et récupérer.

    Le temps passe. Il ne vous apprend pas à vous reposer

    Si vous avez passé des années à anticiper, contrôler, prendre sur vous, répondre aux besoins des autres ou continuer malgré la fatigue, ces mécanismes ne disparaissent pas nécessairement le jour où votre médecin vous arrête.

    Votre cerveau peut continuer à tourner en boucle.

    Votre corps peut rester en tension.

    Vos émotions peuvent rester en surchauffe ou, au contraire, comme anesthésiées.

    Et vous pouvez alors passer énormément de temps « au repos » sans réellement vous sentir ressourcé.

    C’est pourquoi la question intéressante n’est pas seulement :

    « Depuis combien de temps suis-je arrêté ? »

    Mais aussi :

    « Qu’est-ce qui, pendant ce temps, me permet réellement de récupérer ? »

    Se reposer peut avoir besoin de se réapprendre

    Il ne s’agit surtout pas de remplacer l’injonction « reposez-vous » par une nouvelle injonction :

    « Faites davantage pour sortir de votre burn-out. »

    Ce serait assez paradoxal.

    L’objectif est plutôt de retrouver progressivement ce qui permet au corps et au mental de relâcher la pression.

    Cela peut passer par différentes pratiques physiques, mentales ou émotionnelles : respiration, mouvement, attention portée aux sensations, activités réellement ressourçantes…

    Pas pour « guérir le burn-out » avec une technique miracle.

    Mais pour aider progressivement l’organisme à retrouver des moments pendant lesquels il ne reste pas constamment mobilisé.

    Car ce qui ressource une personne ne ressource pas nécessairement une autre.

    La vraie question devient alors :

    Qu’est-ce qui crée, chez moi, les conditions favorables à la récupération ?

    Récupérer pour pouvoir ensuite reconstruire

    Retrouver de l’énergie n’est pas la fin du chemin.

    C’est ce qui permet progressivement de retrouver suffisamment de disponibilité pour comprendre ce qui s’est passé, identifier ce qui doit changer et réfléchir à la suite.

    Parce que l’objectif n’est pas forcément de reprendre votre vie exactement là où vous l’avez laissée.

    Il peut être de construire des conditions de vie plus compatibles avec vos besoins, vos valeurs et vos priorités.

    C’est aussi la logique de mon accompagnement :

    Comprendre les causes et les mécanismes encore actifs aujourd’hui.

    Désactiver progressivement ce qui entretient l’épuisement et retrouver une capacité de récupération.

    Reconstruire, lorsque l’énergie est de nouveau disponible, des conditions favorables à la vie à laquelle vous aspirez.

    Mon approche n’est ni médicale ni paramédicale. Elle intervient en complément du suivi assuré par les professionnels de santé et ne le remplace pas.

    L’accompagnement commence par une séance de 90 minutes permettant de faire un état des lieux. Nous décidons ensuite ensemble s’il est pertinent de poursuivre, puis nous avançons séance après séance, en fonction de votre évolution et de votre rythme.

    Parce qu’avant de vous demander combien de temps votre burn-out va encore durer, il y a peut-être une autre question à vous poser : est-ce que, pendant tout ce temps, vous récupérez réellement ?

  • Pourquoi les rendez-vous médicaux peuvent empêcher de vraiment lâcher prise pendant un burn-out ?

    Pourquoi je stress avant mon rv médical

    Le stress du prochain rendez-vous

    Pourquoi les rendez-vous médicaux peuvent empêcher de vraiment récupérer d’un burn-out

    Tu entends souvent qu’un burn-out demande plusieurs mois pour récupérer.

    Pourtant, dans les faits, les rendez-vous médicaux reviennent souvent toutes les une, deux ou trois semaines.

    Et c’est peut-être là que se cache un paradoxe dont on parle très peu.

    Comment retrouver un véritable sentiment de sécurité lorsqu’une nouvelle échéance revient sans cesse ?

    À peine un rendez-vous est terminé que le suivant commence

    Tu viens de sortir de chez ton médecin.

    Tu souffles.

    Tu te dis que tu vas enfin pouvoir te reposer.

    Mais quelques jours plus tard, une pensée revient.

    « J’ai bientôt mon prochain rendez-vous. »

    Et avec elle, les mêmes questions.

    Mon arrêt sera-t-il prolongé ?

    Le médecin va-t-il comprendre ?

    Va-t-il penser que j’exagère ?

    Comment vais-je expliquer que je ne vais toujours pas bien ?

    Et si je devais reprendre alors que je ne me sens pas prêt ?

    À peine un rendez-vous est-il passé que le suivant commence déjà à occuper ton esprit.

    L’arrêt de travail devient une succession d’échéances.

    Et cette appréhension finit parfois par prendre autant de place que le repos lui-même.

    Le paradoxe de l’arrêt de travail

    L’arrêt de travail est censé te permettre de récupérer.

    Pourtant, lorsqu’une partie de ton énergie reste mobilisée par l’attente du prochain rendez-vous, il devient beaucoup plus difficile de vraiment lâcher prise.

    Tu entends que la récupération prendra probablement plusieurs mois.

    Mais toutes les deux ou trois semaines, il faut revenir.

    Expliquer.

    Justifier.

    Répondre aux questions.

    Craindre de ne pas être crédible.

    Se demander si l’on est encore légitime à rester en arrêt.

    Attendre une décision.

    Puis recommencer.

    Le paradoxe est là.

    On demande à ton organisme de sortir d’un état d’alerte… tout en lui donnant régulièrement une nouvelle raison d’y rester.

    « Il faut que j’aille mieux… »

    À cette appréhension s’ajoute souvent une autre pression.

    Celle de te dire qu’il faudrait aller mieux.

    Rapidement.

    Qu’il faudrait montrer que tu progresses.

    Que tu récupères.

    Sans même t’en rendre compte, tu cherches presque à réussir ton arrêt de travail.

    À bien récupérer.

    À récupérer suffisamment vite.

    Tu replonges alors dans une nouvelle quête de performance.

    Celle-là même qui, chez beaucoup de personnes, a participé au burn-out.

    Pendant ce temps-là…

    Mais toi, tu as besoin de temps.

    Tu as besoin de te poser.

    De réfléchir.

    Vas-tu reprendre ?

    Demander un aménagement de poste ?

    Un temps partiel ?

    Changer de poste ?

    Changer d’entreprise ?

    Ou carrément d’orientation ?

    Tu sais que si tu reprends avant d’avoir trouvé les réponses à ces questions, tu risques de repartir exactement dans les mêmes conditions que celles qui t’ont conduit au burn-out.

    Mais cette disponibilité mentale, tu ne l’as pas vraiment non plus pendant ton arrêt.

    Tu es occupé à essayer d’aller mieux…

    Tout en craignant qu’en allant mieux trop vite, le prochain rendez-vous ne te renvoie directement reprendre le travail.

    Si tu te reconnais dans cette situation…

    Si tu as l’impression de ne jamais réussir à vraiment débrancher pendant ton arrêt, ce n’est pas forcément parce que tu récupères mal.

    Ce n’est pas parce que tu manques de volonté.

    C’est peut-être aussi parce qu’une partie de ton énergie reste mobilisée par cette échéance qui revient régulièrement.

    Comprendre cela ne supprime pas les contraintes du parcours médical.

    En revanche, cela permet d’arrêter de culpabiliser.

    Et de comprendre que ce que tu vis est finalement assez logique.

    Car récupérer d’un burn-out ne dépend pas seulement du temps qui passe.

    Cela dépend aussi de ce qui continue à se jouer en toi pendant ce temps-là.

    Identifier ce mécanisme, c’est déjà commencer à reprendre un peu de pouvoir sur lui.

  • Pourquoi tu culpabilises autant ?

    Avant de répondre à cette question, il est important de comprendre que la culpabilité est un mécanisme qui bien souvent est hérité de l’enfance.

    Comme beaucoup de nos réactions automatiques, elle s’est construite progressivement au fil de ton histoire.

    Un apprentissage qui commence souvent très tôt

    A force d’entendre certaines injonctions, celles-ci se sont probablement intériorisées.

    Très tôt, nous entendons des phrases comme :

    « Ne sois pas égoïste, pense un peu aux autres. »

    « Il faut savoir partager. »

    « Tu pourrais quand même aider un peu. »

    Ces phrases sont rarement prononcées avec de mauvaises intentions. Elles participent à l’éducation et à la vie en société.

    Mais à force d’être répétées, elles peuvent laisser une trace.

    Un sillon inconscient qui finit parfois par être interprété ainsi :

    « Si je ne veux pas décevoir, je dois répondre aux attentes des autres. »

    Ou pire encore :

    « Si je veux être digne de l’amour, de l’affection ou de la reconnaissance des autres, je dois satisfaire leurs besoins avant les miens. »

    Ce n’est pas une question de parents sévères

    Attention, cela ne signifie absolument pas que tu as grandi dans un environnement difficile.

    Ce mécanisme peut aussi se construire au sein d’une famille profondément bienveillante.

    Je me rappelle d’une jeune femme qui vivait dans une peur permanente de mal faire. Pourtant, elle avait toujours été valorisée.

    Ses parents l’encourageaient.

    Ses employeurs étaient satisfaits de son travail.

    Elle recevait régulièrement des compliments.

    Personne ne lui faisait de reproches.

    Alors pourquoi cette angoisse permanente ?

    Parce qu’elle avait tellement l’habitude de réussir qu’elle ne savait tout simplement pas ce qu’il se passerait le jour où ce ne serait plus le cas.

    Pour certains enfants, ne pas être à la hauteur pouvait entraîner une punition.

    Pour elle, c’était simplement… l’inconnu.
    Que se passerait-il le jour où elle n’y arriverait pas ? Les gens cesseraient ils de l’aimer ? De la soutenir ?

    Mais derrière ces deux situations se cache souvent la même peur : celle de perdre quelque chose de fondamental:

    L’appobation ? La reconnaissance ? L’affection ? L’amour ?

    Alors, pour ne pas perdre ça, tu te modèles à ce que tu crois qu’on attend de toi et tu essaies de satisfaire tout le monde.

    Lorsque les autres définissent ta valeur

    Peu importe la manière dont ce fonctionnement s’est installé.

    Ce qui compte, c’est ce qu’il produit aujourd’hui.

    Petit à petit, tu finis par laisser les autres définir ta valeur. Sans même t’en rendre compte, ton regard sur toi dépend davantage de ce que les autres pensent de toi que de ce que toi, tu sais de toi.

    Tu en viens alors à croire que tu dois être utile, rendre service, réussir ou répondre aux attentes des autres, comme si ta valeur dépendait de ce que tu leur apportes.

    Alors, lorsque tu ne peux plus faire autant ou aussi bien que tu le voudrais…

    La culpabilité arrive au galop.

    Autant te dire que si tu es en burn-out ou en dépression, l’épuisement réduisant tes capacités d’action, la culpabilité monte en flèche !

    Comment s’immisce la culpabilité même dans ce qui devrait être des bons moments ?

    Elle vient même te gâcher tes vacances ! Quand au lieu d’en profiter pour décompresser, tu ressens le besoin de tout organiser, de tout anticiper et de tout gérer, comme si tu devais constamment justifier ton existence.

    Comme si tu devais « mériter » ces vacances que par définition tu as déjà méritées.

    Et elle peut se traduire autrement, comme par exemple quand tu interprètes les comportements des autres.

    Si quelqu’un est de mauvaise humeur, tu penses que c’est à cause de toi,

    Si une activité que tu avais proposée ne plaît pas, tu te sens personnellement visée, alors que la critique concernait peut-être uniquement le prestataire.

    Tu prends facilement les remarques pour toi, comme si tout ce qui se passait autour de toi était, d’une manière ou d’une autre, de ta faute.

    Toutes ces situations ont pourtant un point commun.

    Elles ne parlent pas des autres.

    Elles parlent du regard que tu portes sur toi-même.

    Mais pourquoi tout ça prend la forme de culpabilité ?

    Parce que la culpabilité est rarement une émotion isolée. Elle est souvent le résultat de plusieurs émotions qui se combinent, s’entremêlent et se renforcent mutuellement.

    La première est souvent la peur. La peur de décevoir, de ne plus être à la hauteur, de perdre l’approbation, la reconnaissance ou l’amour des autres. Nous consacrerons d’ailleurs un article entier à la peur du rejet tant ce mécanisme influence nos comportements.

    À cette peur peut venir s’ajouter la tristesse. Celle d’imaginer que l’on pourrait être abandonné, rejeté ou ne plus compter pour les personnes auxquelles on tient.

    Puis apparaît souvent la honte. La honte de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir réussi ou d’avoir déçu. Comme si le simple fait de ne pas répondre aux attentes suffisait à remettre en question notre valeur.

    Face à ce mélange d’émotions particulièrement inconfortable, la colère peut faire son apparition. Elle donne souvent le sentiment de reprendre un peu de contrôle, ce qui explique en partie pourquoi l’irritabilité est si fréquente dans le burn-out ou la dépression.

    Mais cette colère n’est pas toujours dirigée vers l’extérieur. Si tu as appris qu’exprimer ton mécontentement pouvait mettre la relation en danger, tu risques de la retenir. Elle ne disparaît pas pour autant. Elle change simplement de direction et finit par se retourner contre toi.

    La culpabilité peut alors émerger de cette première combinaison émotionnelle.

    Mais ce n’est pas la seule.

    Elle peut aussi apparaître lorsque la peur du rejet t’empêche d’exprimer une colère pourtant légitime. Cette colère retenue se retourne alors contre toi et vient alimenter la honte, la tristesse et le sentiment d’être responsable de ce qui arrive.

    Autrement dit, la culpabilité n’est pas une émotion qui apparaît de nulle part. Elle est souvent le résultat de plusieurs émotions qui, selon ton histoire et les situations que tu traverses, se combinent différemment jusqu’à produire toujours la même conclusion :

    « Le problème, c’est moi. »

    Ce qui se joue réellement

    La culpabilité n’est donc pas le problème.

    Elle est le symptôme d’un fonctionnement beaucoup plus profond.

    Lorsque ta valeur dépend du regard des autres, chaque critique devient une menace.

    Chaque déception devient un échec personnel.

    Chaque besoin des autres devient une responsabilité.

    Et chaque moment où tu prends soin de toi peut finir par être vécu comme une forme d’égoïsme.

    Au fond, ce n’est pas seulement la culpabilité qui te fait souffrir.

    C’est la croyance selon laquelle tu dois faire pour avoir de la valeur.

    Alors qu’en réalité…

    Un arbre n’a pas besoin de faire pour être.

    Il est.

    Et toi non plus, tu n’as pas à mériter le droit d’exister, de te reposer ou de prendre soin de toi.

    Et si tu pouvais désapprendre la culpabilité ?

    La bonne nouvelle, c’est que ce fonctionnement n’est pas une fatalité.

    Tu ne l’as pas choisi.

    Tu l’as appris.

    Et ce qui s’apprend peut aussi se désapprendre.

    Mais cela ne consiste pas à devenir égoïste ou à ne plus se soucier des autres.

    Il s’agit d’apprendre à ne plus faire passer systématiquement leurs besoins avant les tiens.

    À comprendre que ta valeur ne dépend ni de ce que tu produis, ni de ce que tu apportes, ni de la satisfaction des personnes qui t’entourent.

    Pour autant, la volonté seule ne suffit pas toujours. Ce mécanisme fonctionne en grande partie de manière inconsciente et une simple prise de conscience est rarement suffisante pour le transformer durablement.

    Le véritable changement ne consiste donc pas seulement à se dire : « Je ne devrais plus culpabiliser. »

    Il consiste à modifier le fonctionnement qui associe inconsciemment ta valeur à ce que tu fais.

    C’est précisément sur ce terrain-là qu’un accompagnement peut faire toute la différence.


    Si cet article a mis des mots sur ce que vous vivez, sachez qu’il est possible d’aller plus loin.

    Comprendre ce qui se joue est une première étape ; retrouver progressivement un équilibre en est une autre.

  • Anxiété et crises d’angoisse : comprendre le cercle vicieux

    Tu pensais qu’en arrêt de travail, ton anxiété allait diminuer.

    Après tout, la source de stress semblait avoir disparu.

    Et pourtant…

    Les crises d’angoisse apparaissent ou deviennent plus fréquentes.

    Pourquoi ?

    Parce que ton travail s’est arrêté.

    Mais pas ton système nerveux.


    Ton cerveau ne fait pas la différence entre un danger réel… et un danger imaginé

    Lorsque tu rumines :

    • ce que tes collègues pensent de toi ;
    • la charge de travail qui t’attend au retour ;
    • la prochaine consultation médicale ;
    • l’avenir financier ;
    • la peur de ne jamais redevenir comme avant…

    Ton cerveau active exactement les mêmes circuits que si tu étais encore confronté à ces situations.

    Autrement dit :

    Tu n’es plus au travail.

    Mais ton cerveau, lui, continue d’y être.

    Et ton corps agit en conséquence.


    Le cercle vicieux

    Les pensées entretiennent les tensions.

    Les tensions entretiennent l’hypervigilance.

    L’hypervigilance augmente la sensibilité aux sensations corporelles.

    Et ces sensations alimentent à leur tour les pensées.

    Plus tu analyses ton angoisse…

    Plus ton cerveau conclut qu’il existe un danger.


    L’angoisse n’est pas seulement mentale

    Une crise d’angoisse n’est pas qu’une peur.

    C’est aussi :

    • une accélération du rythme cardiaque ;
    • une respiration modifiée ;
    • une boule dans la gorge ;
    • un nœud dans le ventre ;
    • des tremblements ;
    • une sensation d’étouffer.

    Toutes ces manifestations sont réelles.

    Mais elles ne signifient pas forcément que ton corps dysfonctionne.

    Elles traduisent souvent un système nerveux qui reste bloqué en mode survie.


    Le piège : avoir peur… de l’angoisse

    À ce stade, beaucoup de personnes ne souffrent plus seulement des crises.

    Elles souffrent aussi de ce qu’elles en concluent.

    Je suis en train de devenir fou.

    Je régresse.

    Je ne vais jamais m’en sortir.

    C’est ce qu’on appelle parfois « l’angoisse de l’angoisse ».

    Chaque crise devient la preuve que quelque chose ne va pas.

    Et cette interprétation entretient le cercle vicieux.


    Pourquoi certaines séances chez peuvent augmenter l’angoisse

    Il arrive que certaines personnes se sentent plus angoissées après une séance d’accompagnement psychologique ou thérapeutique.

    Cela peut être déstabilisant et parfois même faire douter de l’utilité de la démarche.

    Pourtant, ce phénomène n’est pas forcément le signe que quelque chose ne va pas.

    Certaines séances permettent de remettre en mouvement des émotions qui étaient enfouies ou maintenues à distance depuis longtemps. Ce travail peut, de manière temporaire, augmenter la sensibilité émotionnelle ou l’anxiété.

    Cela ne signifie pas que l’accompagnement est inadapté, mais plutôt que certains mécanismes sont en train d’émerger à la conscience.

    En revanche, cette augmentation de l’angoisse ne doit jamais être ignorée. Il est important d’en parler avec le professionnel qui vous accompagne afin de comprendre ce qui se joue, d’ajuster le rythme si nécessaire et de s’assurer que vous disposez des ressources suffisantes pour traverser cette étape.

    L’objectif n’est pas de vous laisser seul face à des émotions plus intenses, mais de les accueillir, les comprendre et les intégrer progressivement.

    Faire remonter une émotion n’est pas une finalité en soi. Encore faut-il pouvoir l’accompagner, lui donner du sens et aider le système nerveux à retrouver un état de sécurité.


    Peut-on agir ?

    Oui.

    Mais pas uniquement en essayant de supprimer l’angoisse.

    L’objectif est surtout de comprendre ce qui continue à maintenir ton système nerveux en état d’alerte.

    Cela peut passer par :

    • les pensées automatiques ;
    • les tensions corporelles ;
    • les émotions non digérées ;
    • certaines croyances ;
    • les mécanismes de culpabilité ;
    • les peurs liées à la reprise ;
    • les événements du passé qui restent actifs aujourd’hui.

    Chaque personne est différente.

    C’est pourquoi il n’existe pas une technique universelle.


    Ce que je travaille en accompagnement

    Je n’essaie pas simplement de faire disparaître les crises.

    Je cherche avec toi à comprendre ce qui les entretient.

    Parce qu’une fois que l’on identifie les mécanismes qui maintiennent ton système nerveux en alerte, il devient possible d’agir sur chacun d’eux progressivement.

    L’objectif n’est pas seulement de réduire la fréquence ou l’intensité des crises.

    C’est aussi de te permettre de retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour que ton corps cesse peu à peu de fonctionner comme s’il était encore en danger.


    Si cet article a mis des mots sur ce que vous vivez, sachez qu’il est possible d’aller plus loin.

    Comprendre ce qui se joue est une première étape ; retrouver progressivement un équilibre en est une autre.

  • La charge mentale, une des nombreuses causes du burn-out ?

    Oui, je sais, « charge mentale », c’est un terme très récent. Pourtant, il définit un mécanisme très ancien et propre à l’humain.

    En revanche, on ne peut pas réduire ce terme à une simple « to-do list » qui tourne dans la tête.

    Pourquoi ?

    Parce qu’en réalité, il couvre un champ beaucoup plus large.

    Pourquoi la charge mentale continue-t-elle même lorsque tu es en arrêt ?

    Pour faire un comparatif, prenons un ordinateur.

    42 onglets ouverts, un mail commencé, deux discussions Messenger entamées, une vidéo en pause, une recherche Google en cours, des pop-up, des mises à jour en attente, un document Word à finaliser plus tard…

    Bref, tu vois ce que je veux dire.

    Tu ne t’étonnes pas qu’il ralentisse.

    Alors pourquoi t’étonnes-tu que ton cerveau fatigue ?

    Les onglets de ton cerveau sont invisibles

    Pour ton cerveau, c’est exactement pareil.

    Au-delà des informations à traiter en priorité, il y a un tas d’onglets qui restent ouverts en arrière-plan.

    « Comment je vais payer les factures ? »

    « Quel exemple je donne à mes enfants s’ils me voient flancher ? »

    « Si je ne soulage pas un peu mon conjoint ou ma conjointe, il ou elle va finir en burn-out lui aussi… »

    « Comment mes collègues vont-ils s’en sortir sans moi ? »

    « Est-ce que mon médecin va prolonger mon arrêt ? Est-ce qu’il pense que je simule ? »

    Et puis il y a tous les pop-up issus de ton histoire.

    Ces blessures, ces traumatismes, ces expériences qui apprennent parfois à ton cerveau à rester sur le qui-vive.

    Il suffit d’une remarque, d’un silence, d’un regard ou d’une situation qui ressemble à quelque chose que tu as déjà vécu pour que de nouvelles questions apparaissent.

    « Pourquoi il m’a répondu comme ça ? »

    « Qu’est-ce qu’elle va penser si je fais ça ? »

    « Est-ce que je vais encore être rejeté ? »

    Tu ne t’en rends même plus compte.

    Pour ton cerveau, c’est devenu normal.

    Pourquoi la charge mentale finit-elle par épuiser aussi ton corps ?

    Tout ça demande énormément d’énergie.

    Le cerveau est l’organe qui consomme le plus d’énergie de ton corps.

    Alors imagine ce qui se passe lorsqu’il reste mobilisé toute la journée.

    Petit à petit, cette activité permanente entretient aussi les crispations, les tensions physiques, les nœuds à l’estomac, les boules dans la gorge, le cœur qui s’accélère, la respiration qui devient plus courte…

    Bref, tous les symptômes du stress.

    Conséquence : tu es à fleur de peau émotionnellement.

    Parfois, ça se traduit par des réactions qui te paraissent disproportionnées.

    Parfois, au contraire, c’est une sorte de sidération.

    Comme si tu ne ressentais plus rien.

    Et comme tu ne te comprends plus…

    Une nouvelle question s’ajoute à toutes les autres.

    « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

    Encore un onglet de plus.

    Et comme si cela ne suffisait pas, le burn-out ouvre lui aussi de nouveaux onglets.

    Là où tu pensais enfin pouvoir récupérer, ton cerveau découvre de nouvelles préoccupations.

    Tu te demandes comment tes collègues vont s’en sortir sans toi.

    Tu espères que la personne qui te remplace n’oubliera rien d’important.

    Tu te demandes si ton médecin renouvellera ton arrêt.

    Tu culpabilises de laisser davantage de responsabilités à ton conjoint ou à ta conjointe.

    Tu te demandes si tu retrouveras un jour la personne que tu étais avant.

    Autrement dit, le travail s’arrête…

    Mais la charge mentale, elle, change simplement de visage.

    Ce qui t’épuise aujourd’hui n’est pas seulement ce qui a provoqué ton burn-out. C’est aussi tout ce que le burn-out est venu ajouter.

    Pourquoi tes nuits ne sont-elles plus réparatrices ?

    Et le pire, c’est que même la nuit, ça continue à tourner.

    Tu t’endors en pensant à tes problèmes.

    Tu te réveilles et l’angoisse te prend d’assaut.

    Tu croyais avoir éteint l’ordinateur.

    En réalité, tu l’avais simplement mis en veille.

    Au réveil, il redémarre exactement là où il s’était arrêté.

    Les mêmes onglets.

    Les mêmes pop-up.

    Les mêmes recherches en arrière-plan.

    Tu as dormi.

    Mais ton cerveau, lui, ne s’est jamais vraiment reposé.

    Le véritable repos ne consiste pas seulement à arrêter de travailler

    Tu comprends maintenant, pourquoi la charge mentale est une cause du burnout, et tu comprends également qu’elle en est aussi, en partie une conséquence.

    S’il est normal que ton cerveau pense, ce qui l’est moins, c’est qu’il ne trouve plus le bouton « pause ».

    Tant que tous ces onglets restent ouverts, il continue de mobiliser une quantité considérable d’énergie.

    La bonne nouvelle, c’est qu’en comprenant pourquoi ils restent ouverts et en apprenant progressivement à les refermer, ce ne sont plus les automatismes qui régissent ta vie à ton insu.


    Si cet article a mis des mots sur ce que vous vivez, sachez qu’il est possible d’aller plus loin.

    Comprendre ce qui se joue est une première étape ; retrouver progressivement un équilibre en est une autre.

  • Pourquoi suis-je toujours fatigué alors que je suis en arrêt pour burn-out ?

    Même si tu dors beaucoup, plusieurs mécanismes peuvent continuer à entretenir ton épuisement.

    Le burn-out ne se résume pas à une fatigue.Il s’accompagne souvent de nombreux mécanismes qui entretiennent l’épuisement : charge mentale, culpabilité, anxiété, troubles du sommeil, perte d’estime de soi, peur de la reprise…

    Cet article t’en propose une première vue d’ensemble. Chacun de ces mécanismes sera ensuite développé dans un article dédié.


    Pourquoi le repos ne suffit-il pas après un burn-out ?

    Parce que le repos, ce n’est pas uniquement un arrêt de travail, parce que ton cerveau lui, il ne s’arrête pas si facilement.
    C’est ce qu’on appelle la charge mentale. La charge mentale joue un rôle majeur dans le burn-out. Elle mérite un article à elle seule tant ses effets sont souvent sous-estimés.😉


    Ce qu’il faut comprendre c’est que quand tu cogites, tu te crispes, c’est ce qui maintient ton corps en tension et ton système nerveux en mode « alerte ». On reparlera en détail de ce phénomène.

    Ton travail s’est arrêté… mais ton corps n’est pas encore au courant.

    Ton corps continue de fonctionner comme s’il devait encore faire face aux mêmes contraintes.

    Il ne s’apaise pas tant qu’il ne se sent pas en sécurité, donc tant que ça tourne dans ta tête, ça s’agite dans ton corps

    Autrement dit, tu ne vas plus au travail, mais tu y penses constamment et ton corps a l’impression d’y être encore. Et ça, ça te pompe, ça te plombe, ça te siphonne littéralement ton énergie.

    Donc tu accumules fatigue physique, suractivité mentale, tension corporelle, et forcément, je te le donne en mille : la réaction en chaine provoque une hypersensibilité émotionnelle ou dans certains cas, une anesthésie émotionnelle.
    L’anxiété et les angoisses sont souvent les conséquences directes de ces mécanismes.

    Et tout ça, c’est sans compter sur la culpabilité !

    Le fait de ne plus remplir ton rôle au travail et la peur que tu peux ressentir à l’idée de ce que les autres pensent de toi entraine de la culpabilité.

    Elle peut prendre des formes très différentes.

    Tu n’es pas habitué à ne rien faire.

    Alors tu remplis tes journées de ménage, de rangement, de jardinage ou de démarches administratives…
    Tu te casses en 2 pour épauler certains de tes proches…
    Tu cogites H24 en retournant les mêmes questions dans ta tête et surtout tu te juges, tu te dis que tu as un problème, que ce n’est pas normal de ne plus pouvoir assurer…

    Et tu crois que tu te reposes…

    Ou bien tu penses à tes collègues.

    Tu te demandes comment ils s’en sortent sans toi.

    Tu culpabilises de les laisser gérer seuls.

    Tu redoutes leur regard.

    Tu as peur qu’ils pensent que tu exagères ou que tu simules.                 
    Et tu crois que tu te reposes !

    La culpabilité, comme tu le découvriras bientôt, c’est de la honte et de la colère retournée contre soi…


    Et puis, il y a d’autres phénomènes qui s’ajoutent !

    Les rendez-vous médicaux, la prise en charge psy, les traitements !

    Le rendez-vous médical génère souvent son propre stress, tu te demandes si ton médecin va « te croire ».
    Tu as peur qu’il te juge apte au travail et t’y renvoie et qu’il pense que tu simules.

    Et en même temps, tu ne veux pas qu’il te juge inapte.

    Et toutes les questions que tu te poses à son sujet ajoutent à ta charge mentale et à tes cogitations, et ça, ça entretient l’angoisse et la culpabilité…
    Quant au psy, si certains le vivent bien, d’autre le vivent comme s’ils étaient traités pour une maladie mentale, ce qui ajoute de la dévalorisation.
    Un autre point qu’on développera à l’occasion, parce que oui, j’ai souvent remarqué que les personnes en burn-out se dévalorisent, perdent leur estime d’elle-même et une partie de leur confiance en soi.
    Et puis les traitements, c’est bien, ça fait dormir, même parfois trop, alors tu te lèves un peu dans le cirage, ça entretient le brouillard mental, et ces nuits de sommeil qui , certes, peuvent être plus longues, ne sont pas forcément réparatrices.

    Tu l’auras compris, le repos ne consiste pas seulement à arrêter de travailler.

    Le repos n’est pas seulement l’absence de travail. C’est la capacité retrouvée de laisser son corps, son mental et ses émotions sortir progressivement de l’état d’alerte.

    Alors, au lieu de te demander pourquoi le repos ne suffit pas…

    …demande-toi d’abord si tu te reposes vraiment.


    Comment retrouver un repos réellement réparateur après un burn-out ?

    Si tu traverses un burn-out ou une période d’épuisement, il est parfois difficile de distinguer ce qui relève de la fatigue, du stress ou des mécanismes qui continuent à maintenir ton organisme en tension.

    Comprendre ce qui se joue est souvent une première étape vers un équilibre plus durable.
    Tu t’es peut-être reconnu dans plusieurs de ces mécanismes.

    Comprendre ce qui entretient le burn-out est une première étape.

    Mais comprendre ne suffit pas toujours à retrouver durablement son équilibre.

    Dans un prochain article, nous verrons pourquoi… et comment commence réellement la reconstruction.

    Pour aller plus loin, c’est par ici:

    Dans les prochains articles, nous approfondirons notamment :

    • la charge mentale ;
    • la culpabilité ;
    • les angoisses ;
    • le sommeil ;
    • les rendez-vous médicaux ;
    • la peur de la reprise…