Catégorie : Accompagnement des particuliers

  • Burn-out : et si faire le point commençait par se poser les bonnes questions ?

    Lorsqu’on traverse un burn-out, certaines questions reviennent souvent.

    Combien de temps cela va-t-il durer ? Quand vais-je retrouver mon énergie ? Est-ce normal de me sentir encore comme ça ? Quand pourrai-je reprendre ?

    Mais d’autres questions, parfois beaucoup plus simples, ne viennent pas forcément spontanément.

    Comment est-ce que je dors réellement en ce moment ? À quels moments mon corps se tend-il ? Qu’est-ce qui déclenche encore une réaction forte chez moi ? Qu’est-ce que j’arrive à refaire aujourd’hui ? Et qu’est-ce qui reste difficile ?

    Se poser ces questions ne donne pas immédiatement toutes les réponses. Mais cela peut déjà changer beaucoup de choses.

    Réapprendre à écouter ce qui se passe

    Avant un burn-out, il est fréquent d’avoir appris à composer avec les signaux du corps.

    La fatigue ? On continue.
    Les tensions ? On s’habitue.
    Une mauvaise nuit ? On compensera demain.
    La boule au ventre ? Il faut bien avancer quand même.

    À force, certains signaux deviennent presque ordinaires.

    Et lorsque l’arrêt survient, l’écoute du corps ne revient pas automatiquement.

    Il faut parfois réapprendre à observer ce qui se passe sans chercher immédiatement à le corriger : une tension qui apparaît dans certaines situations, une fatigue particulière après certaines activités, une pensée qui provoque immédiatement une réaction physique…

    C’est souvent ainsi qu’apparaissent les premières prises de conscience.

    « Je n’avais jamais remarqué que ça arrivait surtout lorsque je pensais au travail. »

    Ou, au contraire :

    « Je n’avais pas réalisé que je pouvais de nouveau faire ça sans me sentir épuisé(e) ensuite. »

    Certaines questions sont déjà éclairantes

    Une question dirige notre attention vers quelque chose que nous ne regardions peut-être pas jusque-là.

    Essayer d’y répondre oblige parfois à mettre des mots sur une sensation, une émotion, une inquiétude ou un comportement qui restait assez flou.

    C’est précisément l’objectif de « État des lieux de mon burn-out ».

    Il ne s’agit pas de mesurer ton burn-out, de te donner une note ou de déterminer si tu es « suffisamment rétabli(e) ».

    Il s’agit de prendre une photographie de ce que tu vis aujourd’hui : ton sommeil, ton énergie, ton corps, tes émotions, tes pensées, ton environnement, ce que tu arrives à faire de nouveau et ce qui reste encore compliqué.

    Et parfois, le simple fait de répondre permet déjà de faire des liens que l’on n’avait jamais faits.

    Et après l’état des lieux ?

    Il n’existe pas une seule réponse possible.

    Ton état des lieux peut montrer que beaucoup de choses se remettent progressivement en place et qu’il s’agit surtout de continuer à consolider ce qui fonctionne déjà.

    Il peut faire apparaître un ou deux points qui méritent davantage d’attention. Il peut aussi mettre en évidence une difficulté qu’il serait préférable d’aborder avec ton médecin ou un autre professionnel de santé.

    Tu peux également ressentir le besoin d’échanger avec d’autres personnes qui traversent une période similaire, d’expérimenter quelques outils et de bénéficier d’un espace de soutien.

    Ou découvrir que plusieurs mécanismes s’entremêlent et que tu souhaites être accompagné(e) individuellement pour les comprendre et avancer.

    Il n’y a donc pas de solution prédéterminée derrière ce questionnaire.

    C’est pour cela que je lis personnellement tes réponses.

    Je t’offre ensuite un retour vidéo personnalisé ainsi qu’une feuille de route, pour t’aider à identifier ce qui mérite ton attention et les pistes qui peuvent être pertinentes pour toi aujourd’hui.

    Parce qu’avant de chercher à savoir ce qu’il faudrait faire, il peut être utile de commencer par comprendre où tu en es réellement.

    Faire mon état des lieux

    L’État des lieux de mon burn-out, le retour vidéo personnalisé et la feuille de route sont gratuits.

    👉 [Commencer mon état des lieux]

  • Pourquoi suis-je toujours fatigué alors que je suis en arrêt pour burn-out ?

    Pourquoi suis-je toujours fatigué alors que je suis en arrêt pour burn-out ?

    Même si tu dors beaucoup, plusieurs mécanismes peuvent continuer à entretenir ton épuisement.

    Le burn-out ne se résume pas à une fatigue.Il s’accompagne souvent de nombreux mécanismes qui entretiennent l’épuisement : charge mentale, culpabilité, anxiété, troubles du sommeil, perte d’estime de soi, peur de la reprise…

    Cet article t’en propose une première vue d’ensemble. Chacun de ces mécanismes sera ensuite développé dans un article dédié.


    Pourquoi le repos ne suffit-il pas après un burn-out ?

    Parce que le repos, ce n’est pas uniquement un arrêt de travail, parce que ton cerveau lui, il ne s’arrête pas si facilement.
    C’est ce qu’on appelle la charge mentale. La charge mentale joue un rôle majeur dans le burn-out. Elle mérite un article à elle seule tant ses effets sont souvent sous-estimés.😉


    Ce qu’il faut comprendre c’est que quand tu cogites, tu te crispes, c’est ce qui maintient ton corps en tension et ton système nerveux en mode « alerte ». On reparlera en détail de ce phénomène.

    Ton travail s’est arrêté… mais ton corps n’est pas encore au courant.

    Ton corps continue de fonctionner comme s’il devait encore faire face aux mêmes contraintes.

    Il ne s’apaise pas tant qu’il ne se sent pas en sécurité, donc tant que ça tourne dans ta tête, ça s’agite dans ton corps

    Autrement dit, tu ne vas plus au travail, mais tu y penses constamment et ton corps a l’impression d’y être encore. Et ça, ça te pompe, ça te plombe, ça te siphonne littéralement ton énergie.

    Donc tu accumules fatigue physique, suractivité mentale, tension corporelle, et forcément, je te le donne en mille : la réaction en chaine provoque une hypersensibilité émotionnelle ou dans certains cas, une anesthésie émotionnelle.
    L’anxiété et les angoisses sont souvent les conséquences directes de ces mécanismes.

    Et tout ça, c’est sans compter sur la culpabilité !

    Le fait de ne plus remplir ton rôle au travail et la peur que tu peux ressentir à l’idée de ce que les autres pensent de toi entraine de la culpabilité.

    Elle peut prendre des formes très différentes.

    Tu n’es pas habitué à ne rien faire.

    Alors tu remplis tes journées de ménage, de rangement, de jardinage ou de démarches administratives…
    Tu te casses en 2 pour épauler certains de tes proches…
    Tu cogites H24 en retournant les mêmes questions dans ta tête et surtout tu te juges, tu te dis que tu as un problème, que ce n’est pas normal de ne plus pouvoir assurer…

    Et tu crois que tu te reposes…

    Ou bien tu penses à tes collègues.

    Tu te demandes comment ils s’en sortent sans toi.

    Tu culpabilises de les laisser gérer seuls.

    Tu redoutes leur regard.

    Tu as peur qu’ils pensent que tu exagères ou que tu simules.                 
    Et tu crois que tu te reposes !

    La culpabilité, comme tu le découvriras bientôt, c’est de la honte et de la colère retournée contre soi…


    Et puis, il y a d’autres phénomènes qui s’ajoutent !

    Les rendez-vous médicaux, la prise en charge psy, les traitements !

    Le rendez-vous médical génère souvent son propre stress, tu te demandes si ton médecin va « te croire ».
    Tu as peur qu’il te juge apte au travail et t’y renvoie et qu’il pense que tu simules.

    Et en même temps, tu ne veux pas qu’il te juge inapte.

    Et toutes les questions que tu te poses à son sujet ajoutent à ta charge mentale et à tes cogitations, et ça, ça entretient l’angoisse et la culpabilité…
    Quant au psy, si certains le vivent bien, d’autre le vivent comme s’ils étaient traités pour une maladie mentale, ce qui ajoute de la dévalorisation.
    Un autre point qu’on développera à l’occasion, parce que oui, j’ai souvent remarqué que les personnes en burn-out se dévalorisent, perdent leur estime d’elle-même et une partie de leur confiance en soi.
    Et puis les traitements, c’est bien, ça fait dormir, même parfois trop, alors tu te lèves un peu dans le cirage, ça entretient le brouillard mental, et ces nuits de sommeil qui , certes, peuvent être plus longues, ne sont pas forcément réparatrices.

    Tu l’auras compris, le repos ne consiste pas seulement à arrêter de travailler.

    Le repos n’est pas seulement l’absence de travail. C’est la capacité retrouvée de laisser son corps, son mental et ses émotions sortir progressivement de l’état d’alerte.

    Alors, au lieu de te demander pourquoi le repos ne suffit pas…

    …demande-toi d’abord si tu te reposes vraiment.


    Comment retrouver un repos réellement réparateur après un burn-out ?

    Si tu traverses un burn-out ou une période d’épuisement, il est parfois difficile de distinguer ce qui relève de la fatigue, du stress ou des mécanismes qui continuent à maintenir ton organisme en tension.

    Comprendre ce qui se joue est souvent une première étape vers un équilibre plus durable.
    Tu t’es peut-être reconnu dans plusieurs de ces mécanismes.

    Comprendre ce qui entretient le burn-out est une première étape.

    Mais comprendre ne suffit pas toujours à retrouver durablement son équilibre.

    Dans un prochain article, nous verrons pourquoi… et comment commence réellement la reconstruction.

    Pour aller plus loin, c’est par ici:

    Dans les prochains articles, nous approfondirons notamment :

    • la charge mentale ;
    • la culpabilité ;
    • les angoisses ;
    • le sommeil ;
    • les rendez-vous médicaux ;
    • la peur de la reprise…